Pour de nombreux gestionnaires publics, la crise des prix de l’énergie est une thématique stratégique. Alors que les effets de la crise sanitaire n’ont pas encore tous été digérés – notamment la baisse des additionnels – plusieurs hausses de dépenses se profilent au service ordinaire. Outre l’indexation automatique, relativement attendue, c’est l’impact de la hausse des prix du gaz, de l’électricité et, plus généralement, des combustibles qui inquiète.

128 millions d’euros de dépenses énergétiques en 2021

La hausse attendue risque d’être catastrophique, considérant le montant déjà très élevé des dépenses énergétiques pour les communes et CPAS wallons : 128 millions d’euros prévus à l’initial 2021 !

Dépenses énergétiques cumulées des communes et CPAS (calcul A&T Efficiency, mars 2022)

La ventilation de ces dépenses fait apparaître la prépondérance du poids des dépenses d’électricité (près de 50 millions d’euros), le gaz arrivant en seconde position pour 30 millions. C’est donc le poids de l’immobilier public – souvent vétuste et énergivore – qui est prépondérant dans ces dépenses.

En affinant l’analyse sur base des budgets finaux 2021, les communes wallonnes dépensaient 39,4 millions d’euros rien que pour l’électricité de leurs bâtiments et 26 millions pour le gaz. Pour les CPAS, 10 millions pour l’électricité et 3,9 millions pour le gaz.

Plus que jamais, tant pour leur finances que pour l’impact carbone, les pouvoirs locaux doivent donc trouver des solutions pour l’avenir.

Des perspectives alarmantes

Avec la reprise économique vigoureuse de 2021, les prix de l’énergie ont connu une inflation considérable. Et la tendance ne fait que se renforcer. Depuis le déclenchement des hostilités en Ukraine, les hausses sont encore plus spectaculaires et il reste assez hasardeux de s’aventurer à faire des projections précises, tant que le contexte géopolitique ne se stabilise pas.

https://www.rtl.be/info/belgique/societe/direct-pourquoi-les-prix-de-l-energie-ont-ils-a-ce-point-augmente-ces-derniers-mois–1359025.aspx

Pour les pouvoirs locaux wallons, chaque tranche de 10 % du prix du gaz et de l’électricité représente donc près de 8 millions d’euros à financer en plus rien que pour les dépenses énergétiques des bâtiments.

A cela, il faut aussi ajouter les dépenses d’éclairage public, et l’impact pour les CPAS d’une recrudescence des demandes d’aide des bénéficiaires n’arrivant plus à payer leurs factures énergétiques. Ainsi par exemple, le CPAS de Liège a vu le nombre de demandes augmenter de 25 % en 2021.

Quelles solutions ?

La hausse devrait se poursuivre sur le long terme et les prix resteront élevés, en raison d’une reprise de l’économie mondiale. Le momentum est donc présent pour agir concrètement sur la réduction des consommations d’énergie, donc des factures et de l’impact carbone.

Les pouvoirs publics l’ont bien compris puisque le récent Plan de relance de la Wallonie consacre plus de 100 millions d’euros de subsides pour la rénovation énergétique des bâtiments. Des appels à projets sont en cours et les pouvoirs locaux ont jusqu’en septembre 2022 pour introduire leurs dossiers.

D’autre part, il reste très important de poursuivre la politique d’achats groupés d’énergie, si possible de manière autonome pour économiser les marges de tiers qui interviennent pour mettre en place ces procédures. En la matière, les conseillers énergie ou les agents POLLEC, subventionnés par la Wallonie, peuvent également apporter leur pierre à l’édifice énergétique.

Exemple de tableau de bord de gestion énergétique (c) Dapesco

Enfin, avant d’entreprendre de lourds investissements pour réduire les consommations, il est essentiel d’avoir une vue précise sur celles-ci. Très concrètement, les gestionnaires ne peuvent se contenter d’informations annuelles lors du relevé d’index. C’est pourquoi l’implémentation d’outil de monitoring énergétique performants, à même de générer des alertes de surconsommation, est un must, rapidement amorti.

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Conclusion

La gestion de l’énergie est un domaine qui devient de plus en plus spécialisé. Outre la volatilité des prix, l’évolution des technologies et des normes rend chaque jour le travail de gestion des bâtiments plus complexe. Mais l’évolution du marché rend aussi chaque jour plus nécessaire d’agir efficacement en la matière.

Pour être efficientes, les mesures décrites doivent donc s’inscrire dans une stratégie globale de gestion de l’énergie. Des accompagnements sur mesure peuvent vous être proposés, pour atteindre vos objectifs climatiques et budgétaires.

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